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Le
vieil hôtel de ville fut érigé sur la place Phoenix en 1876
et à 1'époque était utilisé comme centre civique et
communautaire. Au premier plancher on y retrouvait les bureaux municipaux et
les salles du conseil, tandis qu'une chambre d'opéra était
aménagée au second plancher. Une partie du rez-de-chaussée
logeait le bureau du magistrat et les cellules de la prison, tandis que le
reste de l'espace était occupé par un marché
agricole. La maire George E. Fenety fit don de son salaire
pour aider à l'aménagement de l'horloge que l'on voit sur la tour
de l'hôtel de ville. Son cadran de huit pieds de diamètre et ses
aiguilles sont en cuivre. La fontaine devant l'hôtel de ville fut
aménagée en 1885, durant le deuxième mandat du maire
Fenety. La chambre d'opéra de l'hôtel de
ville ferma ses portes durant les années 1940 et les salles du conseil
furent subséquemment aménagées au deuxième
étage. La marché des fermiers fut maintenu à la place
Phoenix jusqu'à la construction du marché Boyce, sur la rue
George, en 1952. Les services de la sûreté municipale et les
cellules occupaient toujours le
rez-de-chaussée. L'aménagement d'une
nouvelle aile pour abriter les services administratifs commença en
septembre 1975. Des travaux intérieurs et extérieurs furent
ensuite entrepris et une rénovation complète de l'édifice
original fut terminée durant l'été
1977. Les devis architecturaux de la nouvelle aile ont
été conçus de façon à respecter le plus
possible les traits de l'édifice existant. En rénovant
l'hôtel de ville, on a voulu founir des installations modernes
àl'administration civique tout en préservant les
caractéristiques historiques.
L'histoire de Fredericton sur tapisseries - Pour
souligner le 200e anniversaire de la capitale du Nouveau-Brunswick, deux
artistes locaux, Mme Gertrude Duffie et Dr Ivan H. Crowell, ont
créé une série très spéciale de tapisseries
dépeignant l'histoire de Fredericton. Les tapisseries sont
inspirées du livre du W. Austin Squires - "Fredericton: The Last 200
Years",et sont exposées en permanence dans la salle du conseil
à l'hôtel de ville. Un poitrait du prince
Frederick, duc de York et second fils du roi George III, a été
placé dans la salle en 1985 pour souligner le fait que la ville ait
été nommée en son honneur. Mi-mai
à la mi-octobre, quotid. Visites des tapisseries en français,
à 9 h et 16 h ; en anglais, à 9 h 30 et 15 h 30. On peut faire
des arrangements en dehors de ces heurs. Nota : Des activités
spéciales se déroulent parfois dans la salle du conseil et il
peut être nécessaire d'annuler les visites. Les groupes doivent
réserver à l'avance. Renseignements : (506) 460-2129 ;
tourism@fredericton.ca ;
www.tourismfredericton.ca

En quittant l'hôtel de ville,une courte
marche sur la rue Queen vous amène au Palais de Justice. Il est
situé à l'intersection de la rue York, où il
s'élève derrière une clôture de pierres et de fer,
à l'abri de magnifiques arbres. Ce seeteur est
l'entrée de l'ancienne enceinte militaire de Fredericton, qui couvre
deux pâtés de maisons délimitésparles rues York et
Regent, entre la rue Queen et le fleuve. Un
édifice en pierre mesurant 34' sur 37' et servant d'hôpital
rnilitaire avec quatre ailes offrant six lits chacune, fut érigé
en l827 sur une partie de l'emplacement où s'élève
aujourd'hui le Palais de Justice. L'hôpital et les édifices
adjacents furent démolis en 1875 pour faire place à la
construction de l'École normale provinciale. Celle-ci fut ravagée
par les flammes en l929 mais fut reconstruite sur place.Une aile originale, qui
fur épargnée par les flammes, servit plus tard pour
l'école modèle. Lorsqu'un nouveau
collège pédagogique fur ajouté au campus universitaire en
1965, le vieil édifice fut utilisé pour des classes du niveau
secondaire jusqu'à vers 1970. Après 1970, l'édifice fut
rénové et on y aménagea divers tribunaux. Il fut alors
re-baptisé "Palais de Justice". Pas de visite. Le Paiais de justice
renferme trois nouveaux attraits: La Galerie Connexion, un
centre d'exposition sans but lucratif géré par des artistes,
oùl'on présente des oeuvres artistiques contemporaines et
expérimentales. Accessible par la porte donnant sur le stafionnement du
côté de la rue York. Horaire d'été : Mar.- ven. 12 h
-16 h; dim. 14 h - 16 h. Horaire d'hiver: Lun.-ven.9h-17h; dim.
14h-16h.Tél :506 454-1433. Empruntez
l'entrée de l'aile est(voisine du Craft College) et visitez le "School
Days Museum". Il présente des collections éclectiques
d'artefacts, des documents d'archives et des manuels utilisés dans les
écoles publiques et pour la formation des enseignants au
Nouveau-Brunswick datant d'aussi loin que 1871. Ouvert du ler juin au 31
août 10 h - 12 h et 13h - 15 h; Sept 13 h - 15 h. Visites pendant l'hiver
sur rendez-vous. Tel.: 506 459-3738. Les studios du groupe
"DanceFredericton" se trouvent aussi dans le bâtiment et les visiteurs y
sont les bienvenus pendant les classes quotidiennes. Le répertoire
comprend du ballet classique, de la dance moderne, du jazz et des mouvements
créatifs, Tel.: 506 457-2538.
 L'edifice voisin
du Palais de Justice abrite le New Brunswick College of Craft and Design.
Même s'il existe depuis plus de cinquante ans, il n'a pignon sur rue au
centre ville que depuis 1980. Il est unique en son genre
au Canada en ce sens qu'il offre à la fois des programmes menant au
diplôme et au certificat dans de nombreuses disciplines en artisanat et
en design. On peut y faire des travaux reliés à l'argile, aux
métaux, à la photographie, au dessin sur tissu, aux textiles,
à la mode, aux études aborigènes et au graphisme
créatif, avec concentration sur le dessin et le design. Plusieurs
artisans, artistes et gradués du college participent aux ateliers
offerts par des artisans en visite pendant l'année
scolaire. La renommée des oeuvres artisanales du
Nouveau-Brunswick fait l'envie de plusieurs et il ne fait pas de doute que la
présence du collège y joue un rôle important. Il est aussi
intéressant de noter que Fredericton compte le plus grand nombre
d'artisans per capita de population au Canada. De
septembre à juin, des visites sont possibles avec arrangements
préalables. Tel.: 506 453-2305.

Un peu plus loin, les
vieilles baraques des soldats s'élèvent toujours à
proximité de l'intersection de la rue Carleton, avec la partie
arrière donnant sur la rue Queen. Une plaque en bronze rend hommage au
l04e regiment. Entre février et avril 1813, six compagnies de ce
regiment de Fredericton marchèrent 700 milles en 52 jours pour se rendre
a Quebec et à Kingston. Très peu de soldats périrent en
cours de route, maigré la faim, le froid et la
neige. Tournez à gauche sur la rue Carleton et
franchissez la barrière de fer pour vous rendre dans l'enceinte
militaire britannique. L'enceinte militaire de Fredericton s'étendait
jadis sur deux pâtés de maisons au centre de la ville,
délimités par les rues Queen, York, Campbell et Regent. Les
troupes britanniques ont été cantonnées ici de 1784
à 1869. Les premiers bâtiments érigés sur les lieux
étaient faits de bois mais furent éventuellement remplacés
par des structures en pierre. Les baraques des soldats se
trouvent dans un édifice en pierre de trois étages
complété par l'armée britannique en 1827. Plus de 200
soldats britanniques y vivaient. Une pièce des baraques a
été restaurée pour illustrer l'utilisation originale du
bâtiment, tandis que les autres parties sont occupées par la
Direction d'archéologie du gouvernement provincial et ses
collections. Le cadran solaire sis sur le mur du
côté est des baraques est d'intérêt particulier. Il
s'agit d'une reconstruction exacte du cadran original qui indiquait l'heure aux
citoyens de Fredericton pendant le 19e siècle et au début du
20e. Le cadran donne avec exactitude le temps solaire
apparent local (TSAL) mais à cause de l'inclinaison de l'orbite
terrestre autour du soleil et des légères variations dans la
vitesse de la terre dans son orbite, on peut compter jusqu'à 16 minutes
de décalage entre le TSAL et le temps solaire moyen local (TSML). Un
tableau apposé au mur du bâtiment indique comment lire le
cadran. Les occupants des baraques étaient souvent
tassés, surtout lorsque 19 soldats devaient se partager la salle
restaurée. On se couchait sur des lits en fer tandis que des chevilles
de bois et des tablettes servaient à ranger les effets personnels. Le
seul mobilier consistait en une table et des bancs en
bois. Plus de cent ans passés, le soldat
cantonné dans ce bâtiment devait souvent accepter des conditions
de vie très pénibles; une nourriture médiocre, la
solitude, un abus de l'alcool et des punitions pour les offences. Malgré
ces problèmes, un résumé historique de 22e régiment
Cheshire, qui fut cantorné ici de 1866 à 1869,
révèle que tous les hommes de troupe voyaient en Fredericton un
poste idéal. L'enceinte militaire fut
déclarée lieu historique national en 1964, et
désignée lieu historique provincial protégé par le
gouvemement du Nouveau-Brunswick en 1965. Les visiteurs
sont les bienvenus lorsque le Corps de garde est ouvert - entre le début
de juin et la fête du Travail (10h à 18h). L'entrée est
libre et les visites sont dirigées par un guide vêtu de la tunique
rouge de l'ancien 15e régiment britannique. Des visites spéciales
(pour groupes) peuvent être offertes en soirées avec arrangements
préalables. Tel.: 506 460 - 2939.

L'ancien Corps de garde est
situé à gauche, sur la rue Carleton. Il fut construit en 1828
après qu'un incendie eut rasé 10 bâtiments, y compris le
Corps de garde original et les cellules. Le Corps de garde
renferme une salle de rapport, une salle de garde et les
cellules. La salle de rapport fut
réaménagée selon les devis de 1829, alors qu'elle servait
de quartiers au premier bataillon de la brigade des fusilliers, et on y
retrouve plusieurs articles de cette période
lointaine. La salle de garde servit de quartiers pour les
l2 hommes qui formaient la garde principale et un simple soldat d'infanterie
durant la période 1828-1869 pouvait s'attendre à ître
affecté à la garde de nuit ou à celle de jour au moins
deux fois par mois. À certains moments, il pouvait, gardant sur lui son
uniforme, se reposer en s'étendant sur le lit de la garde, fait de
planches dures recouvertes d'une mince paillasse. La salle de garde a
retrouvé son allure de 1866, alors qu'elle était la
résidence du 15e regiment et elle contient des fusils, des uniformes et
d'autres articles de cette période. Dans les sept
compartiments que l'on retrouvait dans le secteur des cellules, il n'y avait
que des murs de pierres et de briques, sans fenêtre, avec une ouvertre
d'environ 10 pouces de diamètre dans le mur extérieur pour y
laisser entrer l'air. Dans les grands froids, on remettait des bouchons en bois
aux prisonniers afin de leur permettre de se protéger contre les vents.
Le secteur des cellules fut modifié en l847 alors qu'on y
aménagea cinq cellules plus spacieuses, des fenêtres armeés
de barres et un système de ventilation à l'épreuve des
évasions. Le secteur des cellules montre les conditions telles qu'elles
existaient en 1848.

Des quatre
bâtiments originaux que compte tourjours l'enceinte militaire,
l'Armurerie de la Milice est le seul qui est construit de
bois. Construite en 1832, l'Armurerie de la Milice
contenait les armes militaires et les munitions du régiment Royal du
Noveau-Brunswick. En 1882, une partyie fut ajoutée à
l'arrière dans le cadre de travaux destinés à en faire un
hôpital militaire. L'édifice a aussi servi d'entrepôt
d'alcool, de centre de tempérance et de résidence du gardien du
magasin d'armes voisin.
   
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