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La
Galerie d'art Beaverbrook, de renommée mondiale et Un des cadeaux de
Lord Beaverbrook aux Néo-Brunswickois, est située en face de
l'Assemblée législative. L'icône de la Galerie, le Santiago
El Grande de Salvador Dali, se trouve, comme il se doit, près de
l'entrée principale. Une nouvelle aile, Ia Galerie
atlantique Marion McCain, fut inaugurée en 1994 et rend hommage à
feue Mme Marion (Billie) McCain, une bienfaitrice et une promoteure des oeuvres
des artistes des provinces de l'Atlantique. La nouvelle galerie présente
des artistes du Canada atlantique, soit par des expositions itinérantes
ou des oeuvres tirées de la collection permanente de la Galerie d'art
Beaverbrook. Parmi les principaux artistes de
l'Atlantique que compte la collection permanente, on retrouve Mary et
Christopher Pratt, Molly Lamb et Bruno Bobak, Tom Forrestall, Alex Colville,
Avery Shaw, Fred Ross, Jack Humphrey et Miller Brittain. On y compte aussi des
artistes acadiens contemporains comme Francis Coutellier, Ghislaine McLaughlin,
Nancy Morin, Yvon Gallant et Roméo Savoie. La
Galerie compte également une imposante collection des oeuvres de
Cornelius Krieghoff (1815-1872), et de l'impressionniste canadien
expatrié James Wilson Morrice (1865- 1924). Les peintures panoramiques
néo brunswickoises et des oeuvres sur papier par des artistes comme
Anthony Flower (1792-1875), George T. Taylor (1838-1913) et George Neilson
Smith (1789-1854), constituent aussi une partie importante de la collection des
oeuvres canadiennes du 19e siecle. Des oeuvres des
membres du Groupe des Sept, Emily Carr et David Milne, ainsi que d'autres
artistes canadiens du vingtième siècle tels Paul-Émile
Borduas, Jean-Paul Riopelle, Jack Bush, Harold Feist, Harold Klunder et John
Boyle font aussi partie de la collection permanente. La
Galerie a une renommée mondiale à cause de sa collection
exceptionnnelle d'oeuvres britanniques datant de l'époque
élisabéthaine jusqu'à l'ère moderne, dont certaines
par Thomas Gainsborough, Sir Joshua Reynolds, J. M. Turner et John Constable.
L'art britannique moderne y est présente par Augustus John, Sir Stanley
Spencer, Walter Richard Sickert et Graham Sutherland, y compris les premiers
brouillons exécutés par Sutherland pour préparer son
renommé portrait de Winston Churchill. Une
magnifique collection de porcelaine anglaise des 18e et 19e siècles
s'ajoute aux expositions permanentes de la Galerie. Des peintures de la fin de
la Renaissance, des tapisseries des maisons Aubusson et Gobelin, des meubles
européens et des oeuvres d'art décoratifs sont en montre a
longueur d'année. Dans le modeste jardin de
sculptures qu'on peut visiter devant l'édihce, on trouve des oeuvres de
l'artiste acadienne contemporaine Marie-Hélène Allain, de
l'artiste britannique contemporain Jonathan Kenworthy et des figurines
sculptées selon Watteau.
Déclic
et ici pour d'autre sur le galerie
La Galerie et la boutique de cadeaux
sont ouvertes à longueur d'année. Horaire d'hiver - Lun.
fermé; Mar.-ven. 9 h - 17 h;Sam. lOh-17h; Dim.
12h-17h. Horaired'été-Dim. & lun. 12h 20h;Mar. & mer.
10h-20h;Jeu.-sam. l0h l7h. Entree : 3$/adultes; 2$/aînés;
1$/étudiants (Tarifs de groupes disponibles) Tournées : Toutes
les visites de groupes doivent être réservées au moins
trois semaines à l'avance. Pour réserver, composez le 450-3393.
Petites visites gratuites (juillet et août) les mercredis à 10 h.
Pas nécessaire de réserver. Tél.: 506
458-8545. À noter: Les oeuvres d'art mentionnées dans ce texte
ne sont pas nécessairement en montre en tout temps.
  La
résidence Crocket, qui abrite présentement la Galerie 78, est un
exemple frappant de ce qui pouvait naître d'un manage des traditions et
des styles architecturaux qui étaient populaires durant les
années 1800. Vers la fin du siècle, les architectes et les
contracteurs ont commencé à intégrer dans leurs
conceptions des éléments appartenant à des modes
structurales différentes, produisant ainsi un style qu'on pourrait
appeler "pittoresque éclectique". Construite en
1900, la résidence Crocket, qui tient son nom du Dr William Crocket qui
en fit l'acquisition dans les années 1930, est un heureux mélange
de plusieurs styles architecturaux qui contribuent tous à lui donner une
apparence unique. Le style dominant de cette résidence de trois
étages est le style Renaissance Reine Anne. On y remarque la tour
circulaire du coin, un toit de forme conique, des fenêtres en saillie et
des bardeaux de'coratifs. Le bâtiment présente aussi des
éléments de style georgien, avec ses colonnes et son fronton
classiques. En 1963, les Crocket cédèrent
l'édifice à la province et il devint le toit du ministère
du Tourisme, des Loisirs et du Patrimoine. L'édifice fut
rénové en 1989 et, depuis, il abrite la Galerie
78. La Galerie 78, fondée en 1976, présente
des oeuvres d'artistes canadiens/canadiennes contemporains connus et de
renommée. La galerie fait aussi la promotion de jeunes talents
prometteurs, tout en accordant une attention particulière à la
promotion des artistes néo-brunswickois. Les expositions, qui changent
souvent, présentent des peintures, des sculptures, des originales
multiples et de belles et uniques pièces d'artisanat. On y
présente quelque six expositions individuelles annuellement.
Outre la galerie, on trouve aussi dans la
résidence Crocket les studios du peintre David McKay, du professeur et
peintre Peggy Holt, et de l'écrivaine Nancy Bauer, de Fredericton. En
plus, les bureaux et la salle d'exercice de la Troupe théâtrale
Calithumpian sont situés dans la maison Coach, qui est attenante.
La galerie est ouverte à longueur d'année,
du mardi au samedi, 10 h - 17 h. Visites de la résidence et de la
galerie sur demande. Pour visites de groupes, et des visites en dehors des
heures annoncées, veuillez téléphoner au préalable.
506 454-5192.

De retour à la rue Waterloo Row, vous voyez
du côté opposé de la rue la résidence du
lieutenent-gouvemeur du Nouveau-Brunswick. En remontant la rue Waterloo Row,
vous pourrez admirer quelques-unes des résidences les plus majestueuses
de Fredericton. Pas de visite.
 Du monument, vous pouvez marcher en direction du
fleuve et le petit sentier de gravier, vers la droite, mène au
cimetière loyaliste. Il est encore possible de localiser quelques
tombeaux. C'est ici que les premiers Loyalistes, qui succombèrent dans
des abris rudimentaires durant le dur hiver de 1783-84, furent inhumés.
Les visiteurs peuvent voir une plaque interprétative qui relate les
sacrifices des Loyalistes qui se sont etablis à Fredericton.

En
quittant les gazons verts, traversez la rue et faites Un arrêt à
la cathedrale Christ Church, qin s'élève au carrefour des rues
Queen, Brunswick et Church. Un des plus vibrants exemples
de l'architecture gothique en Amérique du Nord, la nef de la cathedrale
Christ Church est semblable à celle de St. Mary's, a Snettisham,
Angleterre. La pierre angulaire fut posée en 1845 et l'édifice
fut complété et corsacré en 1853. Sa
construction fut le résultat des efforts de l'évêque
Medley, premier évêque de Fredericton et dont le tombeau est
situé dans la partie est de la cathédrale. Au moment de sa
construction, il s'agissait de la premiére cathédrale (anglicane)
érigée en so lbritannique depuis la conquête normande de
1066, ainsi que la première sur une nouvelle fondation de la communion
anglicane après la Réforme. Quoiqu'elles ne
sont pas en montre pour le public, les lettres patentes de la reine Victoria
confirmant la nomination du Rév. John Medley comme évêque
de Fredericton, le décret royal donnant le statut de "city" a la ville
de Fredericton, ainsi qu'une Bible royale offerte par Albert, prince de Galles
(qui devint ensuite le roi Edouard VII) sont conservées dans la
cathédrale. Cn y trouve aussi plusieurs beaux travaux de boiserie et de
verre tinté.
Visites guidees gratuites Mi-juin a' laft'te du Travail Lundi - vendredi 9 h - 20 h
Samedi 10h -17h Dimanche 13h-17h
Les visiteurs sont
aussi les bienvenus durant les autres périodes de l'année, 8 h 45
à 17 h quotidiennement, mais les guides ne sont pas
disponibles.
Tél: 506 450-8500
 À trois
maisons de l'intersection des rues St. John et Brunswick, voyez la Maison de
l'Économe. Lorsqu'elle fut érigée,
vers 1890, il fallait compter sur une cuisinière à charbon pour
réchauffer la cuisine et dix cordes de bois pour chauffer le reste de la
maison. Aujourd'hui, grâce aux techniques de conservation de
l'énergie, une simple fournaise à propane est
utilisée. La maison de l'Économe sert
maintenant de toit à plusieurs organismes sans but lucratif et des
groupements communautaires y tiennent leurs réunions. Les visiteurs sont
invités à flàner dans la bibliothèque
environnementale. Le personnel se fera un plaisir de vous renseigner sur les
dossiers environnementaux provinciaux les plus
brûlants. Le Conseil de la conservation du Nouveau-
Brunswick est un groupe environnemental provincial sans but lucratif. Ses
interventions pour la protection et l'amélioration de l'environnement
ont été reconnues par les Nations-Unies. La
Maison de l'Économe est gérée par le C.C.N.-B. Elle est
ouverte de 9h à 17h, du lundi au vendredi. Les enseignes et la rampe
pour chaises roulantes attirent l'attention. Pour plus de renseignements,
faites le 506 458-8747.

La vieille prison du
comté de York, sur la rue Brunswick non loin de l'intersection de la rue
St. John, fut érigée entre 1840 et 1842. Les murs
extérieurs mesurent 40" d'épaisseur, tandis que les cloisons en
mesurent 20". Aux premiers temps, on ne servait que du
pain et de l'eau à cette prison. Des chandelles fournissaient la seule
lumière et un foyer au sous-sol était le seule source de
chaleur. Les facilités ont été
modernisées depuis et le nom fut changé à celui de Prison
provinciale de Fredericton. On peut y incarcérer un maximum de 40
prisonniers qui peuvent purger des peines ne dépassant pas deux
années moins une journée.
Pas de visite.

Le marché des fermiers Boyce,
derrière la prison, entre les rues Regent et St. John, est ouvert le
samedi matin seulement, de 6 h à 13h. Jadis ce
n'était qu'un simple marché, mais aujourd'hui c'est peu dire.
Fermiers, artisans et autres vous offrent une grande variété de
viandes fraîches, de légumes, de pâtisseries, de sirop
d'érable et toutes sortes d'autres bontés de la ferme, en plus
des fleurs, de l'artisanat et autres produits. Le
marché Boyce hit érigé en 1951 grâce à un don
de $40,000 de la succession de Walter W. Boyce, un homme d'affaires local bien
connu. La balance des coûts de construction fut absorbée par le
Conseil du comté de York. Une nouvelle aile fut
construite et inaugurée en novembre 1990 et le marché offre
maintenant 217 comptoirs. Le marché des fermiers
existait à Fredericton avant même la fondation de la ville.
Dès 1785, des citoyens de la région demandérent au
gouveneur du temps de désigner une place publique, ce qui était
un pré-requis pour tenir Un marché. Pour
plus de renseignements, composez le 506 451-1815.

De la vieille prison du
comté de York et du marché Boyce, rendez-vous a l'église
St. Dunstan. C'est en l824 que le père Michael
Sweeney, le premier missionnaire dans la region de Fredericton, venant du
diocèse de Québec, acheta une propriété sur la rue
Regent et y érigea une petite chapelle. Le 30
septembre 1842, le diocèse du Nouveau-Brunswick était
créé et le Très rév. William Dollard, v.g.
était nommé évêque par le pape Grégoire XVI.
Au début des années 1840, la petite
chapelle construite dans le milieu des années 1820 fut tirée a
l'arrière du terrain et utilisée comme salle de classe. En 1845,
l'évêque Dollard entreprenait la construction d'une nouvelle
église St. Dunstan qui, une fois terminée, quelques années
plus tard, devint la cathédrale et le siège épiscopal. Il
s'agissait de la première cathédrale catholique du nouveau
diocèse du Nouveau-Brunswick. Il est
intéressant de noter que le gouvernement britannique versa un don
à l'église, avec l'entente que les soldats britanniques en
garnison à Fredericton auraient des bancs gratuitement dans
l'église. En 1965, le deuxième
éditice érigé au milieu des années 1840 fut
remplacé par un édifice moderne qui s'élève
aujourd'hui sur l'emplacement original, angle des rues Regent et
Brunswick. En guise de souvenir de ces premiers temps, la
chaise épiscopale de l'éveque Dollard est conservée dans
l'église actuelle. On y trouve aussi dans le sanctuaire la peinture de
la Crucifixion que des antis avaient remise à l'évêque
Dollard an moment de sa consécration épiscopale, A
Québec. Il y a aussi deux chapelles en hommage an
Sacré-Coeur de Jésus et à Marie, Notre-Dame du
Perpétuel Secours. Les quatorze stations du Chemin de la Croix ont
été taillées à la main dans du bois de
tilleuil. Pas de visiteguidée, mais l'église
est ouverte à tous les jours. Une messe est habituellement
célébrée à 19h.

Après l'église St. Dunstan continuez
en direction ouest sur la rue Brunswick, traversez la rue Regent et, à
votre gauche vous voyez l'ancien cimetière. Ce
cimetière, aménagé dans les limites de l'ancienne ville,
est entouré des rues Brunswick, George et
Sunbury. Ils s'agit d'un des cimetières qui
revêtent le plus d'intérêt historique au Nouveau- Brunswick,
car plusieurs des familles loyalistes qui ont fondé la province, les
premiers dirigeants gouvernementaux, les premiers membres du clergé,
juges et fondateurs de Fredericton y sont inhumés. Sont aussi
inhumés dans ce cimetière les membres des familles de gouverneurs
britanniques, des régiments britanniques en garnison a Fredericton et
les restes des défricheurs des îles britanniques qui ont largement
contribué à notre développement. (Pour plus de
renseignements, communiquer avec les Services touristiques, à
l'hôtel de ville). La première inhumation
connue est celle de l'officier anglais Anthony Foster, probablement un
capitaine, qui fut inhumé en
1787. L'Assemblée législative provinciale
adopta une loi stipulant que les inhumations dans ce cimetière devaient
cesser le premier août 1878, à l'exception des
propriétaires de lots qui furent autorisés à continuer
à y enterrer leurs parents. Le monument faisant
face à la rue Brunswick fut irtauguré le 8 octobre 1983 par la
succursale de Fredericton de l'Association canadienne des Loyalistes de
l'Fmpire uni pour marquer le bicentenaire de l'arrivée des Loyalistes,
en 1783. Suivez le trottoir dans le cimetière et
vous verrez un monument dédié aux soldats britartniques qui
furent cantonnés à Fredericton entre 1784 et 1869. Le monument
hit érigé en 1985, dans le cadre des fêtes du bicentenaire
de la municipalité. Lorsque vous quittez l'ancien
cimetière, vous pouvez traverser la rue et pénétrer dans
Kings Place, un complexe commercial modeme dans le centre-ville.

Du cimetière, marchez sur
un demi pâté de maisons jusqu'à l'angle des rues Brunswick
et York, où vous découvrirez l'église baptiste unie de la
rue Brunswick. La première église baptiste fut établie
dans la région le ler janvier 1814 et elle comptait treize
membres. La pierre angulaire de l'édifice actuel,
le troisième de l'histoire de l'église, fut posée en
septembre 1882. Le premier était un temple confessionnel situé
sur le côté nord de la rue King, à l'est de la rue Regent.
Avec l'expansion de la congrégation,une nouvelle église fut
érigée sur l'emplacement actuel et fut cortsacrée en 1840.
La structure debois fut incendiée en 1882 et remplacée par
l'édifice actuel. Construite de pierre de taille
bleu-pourpre extraite de carrières néo-brunswickoises, cette
église offre des cachets néo-gothiques, dont la tour de 60 pieds
avec sa flèche qui se prolonge sur un autre huit pieds, et les
magnifiques découpures de la fenêtre qui domine l'entrée
principale. Le sanctuaire semi-circulaire et le balcon aux déorations
gothiques sont élairés par plusieurs fenêtres de verre
tinté. Voyez surtout la fenêtre au-dessus de la chaire, montrant
Jésus rompant le pain avec les disciples d'Émmaus, qui à
été décrite comme un des plus beaux exemples de verre
tinté du milieu du siècle dans la province. À la droite du
sanctuaire, une plaque rend hommage au Rév. Richard E. Burpee, un membre
de cette église, et Mme Burpee, qui partirent, en bateau, pour le Burma
en 1845 et devinrent ainsi les premiers missionnaires protestants canadiens en
terre étrangère. Une autre "première"
d'importance est notée sur la plaque posée sur la devanture de la
maison York. Cet édifice de briques rouges attenant à
l'église et propriété de cette dernière, sert de
refuge du culte pour families monoparentales et les jeunes, et on y dispense
des classes de catéchèse à longueur d'année. En
1836, les Baptistes de la région fondèrent ici un
séminaire mixte ouvert aux gens de toutes les croyances. Il s'agissait
de la première école avancée du Canada à admettre
ensemble les garçons et les filles. Même si elle était
financée entièrement par les Baptistes, plus de la moitié
des étudiants étaient de d'autres croyances. Le séminaire
fut fermé trente-six ans plus tard, lorsque la Loi scolaire fut
modifiée pour rendre l'éducation accessible aux gens de toutes
les croyances. Il est possible d'admirer l'église
du lun. au ven. 9h -16h 30. Suivez la rue York, en
direction du fleuve, traversez la rue Queen et vous êtes de retour au
point de départ. Nous osons espérer que vous avez aimé le
coeur de notre capitale. Mais ne partez pas tout de suite! Les pages qui
suivent vous présentent de nombreux autres points d'intérêt
historiques, éducatifs et récréatifs à
Fredericton.
   
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